Carnet de voyage en Amérique du Sud

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dimanche, octobre 31, 2004 : Puerto Iguazu, Argentine
Nous sommes arrives aux chutes mondialement connues d'Iguazu jeudi soir.

La journee de vendredi a ete consacree a la decouverte du cote bresilien. Sous un soleil de plomb, nous avons pu en prendre la mesure, les chutes du Niagara ne faisant que pale figure comparees a ce spectacle grandiose.
Arrivee aux chutes, cote bresilien A la sortie de l'eglise, Geraldine et Bertrand posent devant les Gorges du Diable Pour quelques coups de soleil de plus Vue plongeante sur les chutes

Nous nous dirigeons ensuite vers la reserve aux oiseaux ou nous entrons directement dans les cages avec des especes que nous n'avions jamais pu penser cotoyer de si pres. Araras, toucans, ibis rouges, colibris... mais aussi papillons et reptiles.
Comme peut le confirmer Bertrand, certaines des especes presentes se sont averees tres attachantes...
Un toucan Le meme toucan apres notre passage Ibis rouges Betrand rencontre un nouvel ami

Une churrascaria et quelques caipirinhias plus tard, nous rentrons (Vince) a l'hotel...

Les chutes ne constituent pas le seul point d'interet du cote bresilien. Nous nous sommes rendus le samedi matin sur le "plus grand barrage hydroelectrique du monde", tres productif et ecologique (selon les bresiliens). A l'heure ou l'elite d'EDF travaille sur les futures centrales nucleaires EPR, nous leur rappelons de ne pas oublier la boutique de souvenirs dans leurs plans. La visite minutee du site n'aurait pas eu la meme dimension sans son court-metrage de presentation dont la teneur patriotique pourrait faire rougir meme un norvegien : a grand renfort de citations de Clinton ou bien encore de Lula, il s'agissait d'un veritable eloge de l'une des "sept merveilles du monde moderne", tuant meme directement dans l'oeuf son petit frere chinois.
Le barrage d'Itaipu, pres de Foz d'Iguazu Le barrage d'Itaipu, pres de Foz d'Iguazu

Ce barrage etant le fruit d'une collaboration bresilo-paraguayenne, nous nous decidons donc a franchir a quelques kilometres de la, a pieds, le pont separant les deux etats. Apres nous etre extirpes de la masse de minibus et de moto-taxis, nous "passons" le poste frontiere et arrivons au royaume de l'electronique et de la contrefacon, alternant entre le cagnard insuportable des etalages de la rue principale et la climatisation des centres commerciaux. Nous trouvons finalement de quoi nous restaurer, apres avoir ete convaincus de la qualite des mets proposes par un client qui nous tend sa propre fourchette !
Welcome in Paraguay! Le plus grand centre commercial d'Amerique du Sud

Sans tarder, nous repassons le pont sur le trottoir oppose mais sous le meme soleil, afin de regagner le Bresil. Une courte halte nous permet de recuperer nos sacs a dos, et nous voici arrives en 10 minutes a Puerto Iguazu, du cote argentin.

Suite a la vision panoramique du cote bresilien, tres "carte postale", il etait temps de se confronter a la realite de la fureur des chutes. Ce matin nous avons donc embarque sur un puissant hors-bord : emotions et trempage garantis, surtout apres les tres violents orages de la nuit derniere qui avaient largement gonfle les flots. Coup de chapeau au pilote!
A l'assaut des chutes! Trop tard pour faire machine arriere...
On fait moins la maline Apres avoir decouvert que le poncho ne servait a rien

Nous profitons d'une escalope milanaise (le plat typique argentin) pour nous remettre de nos emotions et tenter de faire secher nos affaires. Le reste de l'apres-midi fut consacre a l'exploration des passerelles surplombant ces chutes toujours aussi impressionnantes.
Sous cette beaute apparente... ...se cache une violence incroyable Les Gorges du Diable Les Gorges du Diable Dernier frisson avant decembre Les Daltons a Iguazu

Il ne nous reste plus qu'une soiree tous les quatre. Demain Loic et Vincent prennent l'avion pour la France via Rio (16h de voyage), tandis que Geraldine et Bertrand restent en Argentine et se dirigent vers Tucuman (22h de bus).


jeudi, octobre 28, 2004 : Sao Paulo, Bresil
Apres un bref passage dans la capitale economique du Bresil, nous prenons l'avion cette nuit pour les chutes d'Iguazu. Nos amis "Frequence Plus Rouge", nous invitent genereusement a ecrire ce message, gratuitement, depuis le "lounge VIP TAM" de l'aeroport.

Hier soir, nous avons assiste au "mondialement celebre" spectacle de marionnettes de Parati. Les avis sont partages sur l'interet de la representation. Nous saluons la creativite artistique du spectacle mais il est par moment un peu trop "intello"... Enfin, apres le spectacle, nous avons teste un nouveau concept de restauration : la glace au kilo, formidable !

Apres 5 heures de bus nous avons rejoint Sao Paulo depuis Parati.

Les quelques heures passees a Sao Paulo nous auront permis de constater l'etendue de la ville, la difference de temperature (negative) avec la cote bresilienne, le balai des helicopteres et le peu d'interet touristique du centre ville... Cependant, la plupart des personnes que nous avons rencontrees qui passent plus d'une semaine dans la ville nous en disent le plus grand bien.
Une photo pour resumer Sao Paulo...

Nous restons 3 jours dans la region d'Iguazu, cote bresilien et argentin, avant le depart de nos camarades Loic et Vincent.


mercredi, octobre 27, 2004 : Parati, Bresil
C'est sous un soleil toujours legerement voile que nous nous sommes rendus ce dimanche dans ce temple du football qu'est le stade Marcana, pour un match opposant deux des quatre equipes fetiches des Cariocas : Vasco et Flamengo. Le leger voile se dissipant, nous avons fait l'acquisition pour Geradine d'une superbe casquette Vasco... qu'elle a du rapidement cacher puisque nous nous sommes retrouves au milieu d'une tribune remplie de supporters du Flamengo !
Le niveau du match etait relativement decevant (mais compte tenu de notre entourage nous avons tout de meme "vaillament" soutenu le Flamengo !) jusqu'au passage en rase-mottes des avions de la "patrouille du Bresil" ! La plupart des joueurs se sont alors concentres sur le spectacle aerien et, dans cette situation surrealiste, une petite bagarre s'est declaree entre quelques joueurs (un leger emportement de sportifs virils aurait dit le Cher) suivie... du seul but de la partie !
Nous avons ensuite patiemment attendu que le match se termine et que les esprits se calment pour nous diriger vers la suite de notre soiree, un diner anniversaire avec quelques amies Cariocas de Loic (et de nous tous maintenant). C'est apres une soiree charmante terminee autour d'un verre de jus d'Acai que nous avons rejoint nos penates.

La journee suivante a ete dediee a la visite du quartier de Santa Teresa. Nous avons, comme il se doit, emprunte le tram qui serpente dans des rues ou regne une atmosphere tres etrange : on y croise les vestiges tagges de superbes villas de style colonial dans des rues curieusement vides de toute ame !
L'apres midi s'est terminee par une session intense de shopping dans les deux plus grands centres commerciaux de la ville.
Le tramway de Santa Teresa a Rio de Janeiro Un dernier souvenir de Rio...

Mardi, c'est avec le retour de la grisaille que nous avons quitte Rio pour Parati.
Pour nous remettre des 6 heures de voyage, nous avons du accepter les cadeaux de bienvenu des habitants de cette charmante ville coloniale, leur specialite locale, la cahipirinha. Ce 'petit frisson du soir' comme l'appel si poetiquement Vince (si si Vince peut etre poetique!), nous a donne l'energie de visiter les rue pavees du village et ses quatre eglises (une pour les esclaves, une pour les affranchis et deux pour les blancs), nous guidant finalement jusqu'au restaurant ou nous avons pu deguster un poisson grille peche dans la journee.

Le lendemain a ete l'occasion de pleinement profiter du retour du soleil pour visiter les iles environnantes a bord d'une embarcation de peche. Au menu : iles, plages, plongee, grillades au bord de l'eau et... coups de soleil pour tout le monde !
L'eglise sainte Rita a Parati La carte postale typique de Parati Une autre carte postale de Parati Bateaux de peche a Parati Repos des guerriers Repos des guerriers le retour Plongee a Parati Debarquement sur la Praia Vermelha a Parati Alerte a Parati

Nous ne pouvions pas quitter Parati sans visiter une des distileries du precieux brevage, composant principal de la Caipirinha qu'est la Cachaca.
Cours avant degustation La degustation de Cachaca a la distilerie Coqueiro de Parati

C'est luisants de creme apres-soleil que nous finissons d'ecrire ces pages avant de nous diriger vers le fameux spectacle de marionnettes, autre specialite de la ville.


dimanche, octobre 24, 2004 : Rio de Janeiro, Bresil
Maintenant quatre jours que nous sommes a Rio, toujours en vie. Apres la grisaille ambiante, c'est desormais sous le soleil que la ville se revele enfin. Un programme alternant les classiques visites touristiques et les retrouvailles avec les connaissances des uns et des autres. Ceci permet d´avoir une vision panachee de cette cite pas toujours evidente a aborder.

C'est un Rio inedit qui se presente a nous : nuages, plages desertes hantees par quelques pecheurs.

Temps breton sur Ipanema Pecheurs bretons sur Ipanema

Nous nous sommes donc resolus a implorer les dieux afin que cela change: nous voici donc arrives au sommet du Corcovado, ou le Christ protecteur des cariocas daigne finalement nous accorder un peu de soleil.

Le Christ redempteur veille sur nous... Rio : son pain de sucre

Rio ose alors enfin se decouvrir a travers ses petites places coloniales oubliees, ses batiments futuristes, et surtout ses plages garnies.

La charmante place Largo do Boticario L'immeuble Petrobras de Rio La cathedrale de rio, digne de Brasilia! L'interieur de la cathedrale de Rio Beach volley sur Ipanema
Pao de Açucar Couche de soleil sur Rio

La nuit n´est pas en reste avec une insolite sortie dans le quartier de Lapa noir de monde ou les percussions rythment la soiree.

Copacabana de nuit Rio illumine

Nous n´en oublions cependant pas nos papilles! Loic et Vincent decouvrent avec grand plaisir, et avec beaucoup de caipirinhas, le concept de la churrascaria : menu a volonte, avec surtout beaucoup de viande, un service 4 etoiles, dans un restaurant luxueux (la meilleur preuve, la climatisation est a son maximum!).
Hier soir nous avons passe une excellente soiree chez Philippe (un ex collegue de L'Oreal) : vue de reve sur le Corcovado depuis la terrasse, echange de nos visions sur Rio et le Bresil, grillades a volonte, et surtout une mousse au chocolat extraordinaire que nous ne sommes pas prets d'oublier!!!

Il nous reste encore deux jours sur Rio, et beaucoup de choses a voir, notamment un match de foot cet apres-midi au Maracana, le plus grand stade du monde : Flamengo / Vasco de Gama.


mercredi, octobre 20, 2004 : Rio de Janeiro, Bresil
Nous venons d'arriver a Rio de Janeiro, ville la plus chere et qui genere le plus de psychoses d'Amerique du Sud. Apres une heure, toujours aucun evenement marquant... On reste a Rio jusqu'a lundi prochain, en principe.

Le samedi soir a Ouro Preto nous aura permis de re-pratiquer des langues presque oubliees, enfin l'allemand autour de quelques Skols (la troisieme biere la plus consommee au monde !), puis de diner en suivant un concert improvise typique.
Le lendemain, depart pour Mariana, ou nous passons la journee. Sur le chemin, nous nous arretons visiter une mine d'or qui n'est plus en activite. Le seul interet par rapport a la mine de Potosi, c'est qu'on peut pratiquer la plongee. Nous arrivons a Mariana, et la, oh surprise, encore des eglises. Ratant de peu le concert d'orgue du dimanche dans l'une d'elles, nous nous rattrapons par une demonstration de Capoeira, qui etait une premiere pour Vincent et Loic. En fin de journee, nous tentons de faire plus ample connaissance avec des autochtones autour d'une petite Skol dans une ambiance festive...

Deux eglises sur la meme place a Mariana, Minas Gerais Demonstration de capoeira a Mariana, Minas Gerais Nos nouveaux amis de Mariana

Le soir meme, nous prenons le bus pour rejoindre Rio, mais nous poursuivons notre parcours vers Ilha Grande, via Angra dos Reis. Ces deux trajets en bus climatises ont failli achever notre Vincent gripeux.

Apres une traversee en bateau de deux heures, nous sommes heureux de gagner l'ile paradisiaque d'Ilha Grande. Sous la pluie, ce sejour nous rappela etrangement l'Amazonie... Apres avoir tire un trait sur les plages desertes avec les cocotiers sous le soleil, nous nous rabatons sur les excellentes patisseries locales.
Une arrivee prometteuse a Ilha Grande Le port d'Abraão Un vendeur de gateaux a Abraão sur Ilha Grande

Le lendemain, prenant notre courage a deux mains, nous nous lancons a l'assaut de l'ile. Nous la traversons du nord au sud, au milieu d'une foret primaire tropicale Atlantique, afin de rejoindre la brumeuse plage de Dois Rios ou, etrangement, il ne pleut pas... Seuls de vrais heros sont a meme d'affronter la temperature de l'eau (dans les 20 degres). A l'occasion, nous pouvons visiter les ruines d'une prison de haute securite, style Papillon, situee a deux pas de la plage. Heureusement que celle-ci n'est plus en fonction, car c'est la que nous avons failli finir notre sejour suite a la visite des autorites locales, pour atteinte a la pudeur sur riverain lors d'un furtif enfilage de maillot de bain derriere un cocotier... Le Bresil, pays de contrastes.
Sentant que notre presence pouvait troubler l'ordre public, nous nous decidons a reprendre la route. C'est alors qu'un veritable deluge s'abat sur notre petit groupe. Il est trop tard pour faire marche arriere. C'est finalement mouilles jusqu'aux os (sauf les pieds de Geraldine, merci Lowa) que nous regagnons notre pousada, et degustons un moqueque bien merite.
La plage de Dois Rios sur Ilha Grande Alerte a Ilha Grande L'ex-prison de haute securite ou nous avons failli finir Ca sent le chien mouille...

C'est donc encore mouilles que nous quittons ce matin Ilha Grande, convaincus que seul manquait le soleil pour rendre ce sejour ideal, a moins que ce ne soit la presence d'eglises plus nombreuses.


samedi, octobre 16, 2004 : Ouro Preto, Bresil
Nous sommes arrives hier soir a Ouro Preto en compagnie de Loic et Vincent (aka Vince) en provenance de Belo Horizonte.

Apres notre visite de Tiradentes, nous avons passe une journee a Saõ Joaõ del Rei, sous la pluie. C'est une ville moins touristique que Tiradentes, avec moins de monuments, mais tres sympa.
Le retour a Tiradents s'effectue en train a vapeur, un des derniers encore en fonctionnement au Minas Gerais.
La cathedrale de Sao Joao del Rei, Minas Gerais Maison de Sao Joao del Rei, Minas Gerais
Rue de Sao Joao del Rei, Minas Gerais Le train de Sao Joao del Rei a Tiradentes, Minas Gerais

Le lendemain, sur la route de Belo Horizonte, nous passons par Congonhas, une autre ville patrimoine UNESCO pour sa basilique. Malheureusement, on se rend compte qu'elle n'est pas visitable pour cause de restauration. On peut quand meme voir les statues des apotres et les 6 chapelles qui montrent des scenes de la Passion du Christ en bois grandeur nature, realisees par Aleijadinho, le sculpteur qui a travaille dans la majorite des eglises du Minas Gerais.
La passion du Christ a Congonhas, Minas Gerais Statue d'un apotre a Congonhas, Minas Gerais Geraldine devant les chapelles de Congonhas, Minas Gerais

A Belo Horizonte, nous sommes recus comme des princes par la famille Pessoa que nous avons rencontree le soir de la Vesperata a Diamantina. Apres etre venus nous chercher a la gare de bus, ils nous amenent chez eux avant de nous inviter dans une superbe churascaria. Le lendemain, Regina (la mere) et Carolina (l'une des deux filles) nous font visiter une region peu connue du Minas Gerais et la ville de Catas Alta. Le soir, de retour a Belo Horizonte, nous allons danser le forro en famille (enfin voir comment on danse le forro plus precisement). Le lendemain, nous recuperons Loic et Vincent a l'aeroport, puis nous revenons dejeuner a l'appartement, pour deguster une Caipirinha faite maison. En plus d'un beau morceau de boeuf, on a droit a la degustation de la cigarette locale : fumo roule dans une feuille de mais. Il est temps de partir en direction d'Ouro Preto, en ayant un pincement au coeur en quittant nos hotes.
Notre famille d'accueil de Belo Horizonte : Clara, Carolina, Marcelo et Regina Passage obligatoire par la cachoiera du coin... Une eglise de type gothique dans les environs de Belo Horizonte Une eglise a Cata Alta Notre dernier repas avec la famille Pessoa Geraldine apprecie la cigarette bresilienne...

Merci a Vincent et Loic pour ecrire la suite des evenements...
"Bon djia, toudo va ben, toudo legaou", bref l'itaniol fonctionne un peu moins bien que le portugnol. Ceci ne nous empeche pas de prendre notre bus jusqu'a Ouro Preto, jolie petite ville aux 13 eglises plutot du genre "chargees". Charmante petite pousada ou nous passons notre premiere longue nuit bresilienne. Nous devons cependant sortir Geraldine du lit avant un petit dej' bien sympa. Puis arrive la premiere eglise, et la deuxieme, et la troisieme, et la...
Bon je prends la suite du Vince qui a mis sa bonne 1/2h pour nous sortir cette magnifique tirade. Je voudrais tout d'abord souligner le plaisir que nous avons eu de retrouver la GG et le Bertrand (nous sommes un peu obliges de faire de la leche pour nos guides histoire qu'ils nous laissent pas en plan au milieu d'une mine ou d'une favela).
Pour retourner vers des aspects plus historiques, comme ceux abordes par mon camarade de voyage (et de voyage seulement, afin de clarifier les choses), Ouro Preto ('Or Noir' en portugais) est un ville miniere (de la region Minas Gerais, les 'Mines generales') relativement riche (d'ou les 13 eglises) et agreablement animee en soiree. Nous avons pu decouvrir un bon nombre de specialites culinaires liquides (cocktails en tous genres a base de cachaca, le submarine a base de chocolat ou l'azeite dende a base de ???) et solides (comme la fejoada, les jaboticaba et les piments).
Geraldine, apres la clope plus rien ne l'arrete... Deuxieme clarification a Ouro Preto On maintient l'ambiguite a Ouro Preto Le devant de l'eglise Saõ Francisco a Ouro Preto, Minas Gerais Une eglise perdue dans la nature a Ouro Preto, Minas Gerais

Samedi soir arrive, mais demain, nous visitons la ville de Mariana.


lundi, octobre 11, 2004 : Tiradentes, Bresil
Nous profitons d'un excellent cyber-cafe pour mettre a jour les photos de Diamantina, et de Tiradentes, la ville que nous avons rejoint hier soir.

Cette ville est plus petite que Diamantina et beaucoup plus touristique egalement : le centre de la ville n'est qu'une succession de restaurants et de boutiques de souvenirs. Cependant, Tiradentes est tres jolie et ses eglises en bois sont superbes, notamment l'eglise de Santo Antonio. L'architecture est du meme style : portugais colonial.
Rue a Tiradentes, Minas Gerais Facade de l'eglise Santo Antonio a Tiradentes, Minas Gerais Fontaine a Tiradentes, Minas Gerais Maison typique de Tiradentes, Minas Gerais Interieur d'eglise a Tiradentes, Minas Gerais Interieur de l'eglise de Nossa Senhora das Mercês a Tiradentes, Minas Gerais

Demain, nous continuons la visite de la region avec la ville de Sao Joao del Rey.


samedi, octobre 09, 2004 : Diamantina, Brésil
Nous sommes arrives, hier matin, dans la region du Minais Gerais apres avoir quitte Brasilia, avec regrets.

La ville de Diamantina constitue notre premiere etape dans cette region. Cette ville etait, comme son nom l'indique, un centre d'extraction du diamant. C'est aujourd'hui une ville patrimoine mondial de l'UNESCO, et, sans doute la plus belle ville (speciale dédicace Julien Cau) d'Amérique du Sud que nous ayons visitée jusque là.

Diamantina est construite a flanc de colline, et toute en pente. Il y a une dizaine d'eglises et batiments de type colonial portugais du 18eme siècle. Cette ville est tres propre et tres bien restauree, ce qui nous a surpris apres nos visites en Bolivie-Perou-Equateur de ces derniers mois.
Facade d'une eglise a Diamantina, Minas Gerais Facade d'une eglise a Diamantina, Minas Gerais Facade d'un batiment a Diamantina, Minas Gerais Rue a Diamantina, Minas Gerais Facade d'un batiment Diamantina, Minas Gerais La Casa de Gloria a Diamantina, Minas Gerais Interieur de la Casa de Gloria a Diamantina, Minas Gerais Facade d'eglise a Diamantina, Minas Gerais

De plus, nous avons beaucoup de chance dans notre visite, car nous tombons en plein festival de la ville, et nous pouvons assister aux fameuses Serenades et au fabuleux spectacle de Vesperata.

Les Serenades ont lieu tous les week-ends et sont des concerts improvises deambulant dans les rues de la ville le soir.
Acccordeoniste-trompetiste a Diamantina, Minas Gerais Guitariste de Serenade a Diamantina, Minas Gerais

La Vesperata est aussi une specialite de Diamantina. C'est un spectacle etonnant qui a lieu deux fois par mois. Ces jours-la, pas loin de 80 musiciens des fanfares militaires et civiles de la ville se positionnent aux balcons d'une place de la ville tandis que le chef d'orchestre se tient sur une estrade au milieu de la foule. L'orchestre ainsi forme joue pendant plus d'une heure des morceaux de Dalida aux introduction d'operas celebres en passant par les classiques bresiliens... C'est un spectacle vraiment etonnant et enchanteur.
Vesperata a Diamantina, Minas Gerais Vesperata a Diamantina, Minas Gerais Vesperata a Diamantina, Minas Gerais

On reste a Diamantina jusqu'à demain matin, puis nous repartons vers Saõ Joao et Tiradentes via Belo Horizonte.


jeudi, octobre 07, 2004 : Brasilia, Bresil
Nous passons notre deuxieme journee a Brasilia, capitale du Bresil, creee de toute piece en 1960 d'apres la volonte du president Kubitschek (et de la constitution !) et avec l'aide des architectes Lucio Costa et Oscar Niemeyer.
Cette ville est incroyablement grande, et il est impossible de se deplacer sans voiture. Elle est tres marquee, bien entendu, par le style de l'epoque : beton, batiments residentiels type HLM et grandes avenues. Mais le resultat n'est pas moche comme on pourrait le penser, notamment grace a l'homogeneite des batiments. Les zones residentielles sont aussi interessantes : de gigantesques quartiers separes par des rues ou sont concentrees les activites commerciales.
Hier, nous avons pris un tour qui nous a fait passer par l'incroyable eglise-sanctuaire Don Bosco, le palais de justice, le memorial JK, la tour de la television, la cathedrale, l'allee des ministeres, le congres et la residence du president de la Republique.
Le sanctuaire Don Bosco a Brasilia Detail du sanctuaire Don Bosco a Brasilia Le palais de justice a Brasilia Le memorial JK a Brasilia Vue sur le quartier des ministeres depuis la tour de la TV a Brasilia La cathedrale de Brasilia L'allee des ministeres a Brasilia Detail d'un ministere a Brasilia Le congres depuis la place des trois pouvoirs a Brasiia La maison du President de la Republique Bresilienne a Brasilia

Aujourd'hui, nous avons visite le "Temple de la bonne volonte", un temple en forme de pyramide dedie aux religions et aux philosophies, puis la "rue" des ambassades, le ministeres des affaires etrangeres et le congres.
La pyramide du temple de la Bonne Volonte a Brasilia Escalier du ministere des affaires etrangeres a Brasilia Le congres a Brasilia Le congres de pres a Brasilia

Nous profitons de cette session internet pour mettre sur le site les photos de Manaus ici.

Ce soir nous partons pour Belo Horizonte, 12h de voyage de nuit.


lundi, octobre 04, 2004 : Manaus, Bresil
Nous venons de passer deux jours a Manaus ou on enchaine dans l'ordre chaleur, humidite et pluie...
Hier nous avons visite le marche de Manaus, une reproduction quasi-exacte, mais en plus petit, de feu les halles de Paris. C'est G. Eiffel qui a concu le batiment qui a ete fabrique en France... on voit que certains ont quand meme profite du boum du caoutchouc sur le vieux continent. On est egalement passe au Theatre Amazonas, qui a ete construit a peu pres a la meme epoque et qui a vu se produire Caruso et Sarah Bernhardt entre autres. Nous avons eu la chance de pouvoir assister a un concert donne hier, il s'agissait de MPB (Musique Populaire Bresilienne). C'etait tres sympa, meme si le style n'est pas trop a notre gout.
Le port de Manaus Le marche de Manaus, reproduction du marche des Halles de Paris Escalier en fer et plancher en bois dans la bibliotheque municipale de Manaus L'interieur et le plafond du Theatre Amazonas a Manaus Concert au Theatre Amazonas

Aujourd'hui, visite au jardin botanique qui donne un bon apercu de ce qu'on trouve en jungle, et nous avons pu voir trois specimens que nous n'avions pas encore rencontrer : la loutre geante, le peixe-boi et le paresseu. Finalement, la visite etait plus interessante que ce que l'on esperait.

Ce soir, nous prenons l'avion en direction de Brasilia, par un itineraire tres complique mais qui nous permet d'arriver demain matin et non en plein milieu de nuit, et a un prix defiant toute concurrence !


dimanche, octobre 03, 2004 : Manaus, Bresil
Ca y est, nous sommes enfin arrives a Manaus !! Finalement, le voyage aura ete plus rapide que prevu.
Le voyage s´est deroule en deux etapes : une premiere tranche Iquitos-Tabatinga et une deuxieme tranche Tabatinga-Manaus (6 jours d´apres l´agence d´Iquitos, mais en realite 4 jours).

Comme nous avions deja teste les bateaux le long de l'Amazone lors de notre escapade dans la jungle, nous avons choisi l'option "luxe", c'est-a-dire le transport "express" jusqu'a la frontiere dans un bateau prevu pour une vingtaine de personnes et tres rapide : 9 heures (en theorie) au lieu d'une journee / deux nuits a devoir surveiller les sacs qui sont eux-meme lorgnes par 200 personnes. Avec le temps, on a appris a se mefier des options "luxes" qui se revelent souvent les plans les plus galeres, et la, ca n'a pas loupe, une fois de plus ! Avec seulement 30 minutes de retard pour le depart de 6h du matin, nous etions impressionnes par la puissance du moteur qui nous propulse sur le fleuve Amazone a une vitesse incroyable (en tout cas par rapport aux moyens de transport precedents), mais au bout de trois heures de voyage, le capitaine du bateau, occupe a faire sa sieste, est violemment propulse vers l'avant, comme le reste des passagers, lorsque son second s'echoue lamentablement sur un banc de sable a pleine vitesse... Tres vite on constate qu'il n'y a pas de blesse, et que l'embarcation est belle et bien prise dans les sables : il n'y a pas plus de 15cm d'eau autour du bateau. Il est 10h du matin. Qui aurait pu croire qu'on puisse s'ensabler dans le fleuve Amazone, le plus grand et le plus puissant au monde ? On constate moins rapidement que, malgre 20 passagers motives, on est incapable de bouger le bateau d'un centimetre en raison de ce moteur qui pese une tonne (c'est une expression). Heureusement, la bonne humeur regne entre les passagers, et ce qui se transformerait tres vite, en France, en une emeute contre le capitaine et son equipage reste tres cordial. Apres 2 heures de balancer-tirer-pousser a un, a deux a trois... un canoe passe par la (!) et emmene le capitaine chercher "du secours"... il revient une heure apres avec deux personnes supplementaires et 5 pelles... inutile. Apres encore une heure de pelletage intensif mais improductif, le capitaine repart, on ne sait pas ou. A 16h, un bateau de transport traditionnel de l'Amazone peruvien, le Kike, vient a notre rencontre. Il est charge a plein, mais passe quand meme presqu'une heure a essayer de nous sortir de notre banc de sable grace a des filins qui nous tractent, des marches avant-marches arriere violentes et l'aide de plusieurs membres de son equipage qui n'hesitent pas a se jeter a l'eau. Panique des passagers (des passagers capables de payer 50 US$ pour gagner du temps au Perou ne font pas vraiment parti des classes populaires) lorsqu'ils s'apercoivent que tout en haut de notre bateau-sauveteur flotte la baniere d'un parti communiste peruvien : le Parti Apriste Peruvien, la consigne ne tarde pas a venir : "Surveiller les affaires ! ". On accepte quand meme l'aide genereuse du bateau sous les yeux meduses de la centaine de passagers (et des boeufs) du Kike. Notre embarcation bouge, tout le monde y croit, mais sans reussir a le sortir completement. De plus, depuis le matin, le niveau de l'eau a baisse (c'est assez incroyable, mais en seulement 6 heures, le niveau de l'eau a baisse de pres de 5cm, en fait le niveau baisse des qu'il ne pleut plus), ce qui rend la manoeuvre de plus en plus difficile. Apres une heure de tentative, le Kike repart,sans meme un remerciement de l'equipage... La nuit tombe sur l'Amazone avec un superbe coucher de soleil de nouveau, mais les pieds dans l'eau on s'imagine qu'on va passer la nuit la. Finalement, des indigenes habitant sur la rive situee en face de notre embarcation (c'est surprenant, mais les rives de l'Amazone sont pratiquement habitees sur toute sa longueur, malgre la jungle environnante), decident de nous aider et les renforts arrivent petit a petit des villages environnants. Apres discussions, ils acceptent de nous aider pour 200 soles (a peu pres 60US$). Avec force Aguardente (alcool fort) et quelques lampes-torches, ils utilisent les pelles pour desensabler centimetre par centimetre pendant 3 heures jusqu'a l'arrivee, dans une embarcation rapide, du chef de la compagnie de transport. Grace a l'aide des indigenes et la puissance du bateau, on arrive a sortir le bateau a 23h... 13h d'attente dans le sable mais dans la bonne humeur ! Le bateau peut enfin repartir, le voyage se passe de nuit, et nous arrivons a 6h a la frontiere, en petite forme.
Les passagers tentent de desensabler le bateau Le Kike vient a notre secours Coucher de soleil sur l'Amazone Reunion des indigenes au pied du bateau afin de fixer le prix du desensablage

Arrives a Tabatinga, on se dirige vers l'agence de voyage, mais nous sommes les seuls a raler (d'ailleurs sans succes)... Incroyables ces peruviens qui peuvent se mettre en rogne quand on les sert au restaurant avec 5 minutes de retard, mais qui ne disent rien quand ils ont paye une fortune un voyage et qu'ils arrivent avec 14h de retard sur l'heure prevue !
En tout cas, nous avons le plaisir de constater, une fois la frontiere passee, que le bateau pour Manaus part l'apres-midi meme a 14h... Nous n'avons que quelques heures a patienter, juste assez pour acheter quelques fruits et nous installer aux meilleures places du bateau encore vide.
Le bateau a bien meilleur aspect que son equivalent Peruvien qui remonte jusqu'a Iquitos, mais son prix est aussi plus eleve. Dans le tarif sont inclus trois repas par jour et l'eau potable.
On part avec une heure de retard en constatant que le bateau s'est bien rempli depuis que nous avons attache nos hamacs. Heureusement, le bateau embarque et debarque des passagers en cours de route, et des le deuxieme jour, il y a beaucoup plus d'espace. Les douches et les toilettes sont propres, le voyage est en tout point agreable, rythme par les repas de la journee (6h, 11h, 17h... pas facile de se fixer aux regles), la lecture, et les interminables siestes dans les hamacs. Nous avons eu droit a deux orages violents au cours de la croisiere, forcant le bateau a aller s'echouer (volontairement cette fois ci) pour eviter les remous du fleuve.
Finalement, au bout de 4 jours, nous gagnons Manaus, a 4h du matin (nous avons eu le droit de "finir" la nuit jusqu'a 6h en restant sur le bateau).
Nous voila donc a Manaus, ville morte ce dimanche, dimanche d'election qui plus est dans tout le Bresil, on se reserve les visites pour demain.
Le Fenix, le bateau qui va nous amner a Manaus Les hamacs installes sur notre pont Vue sur l'Amazone Detente-bronzette sur le Fenix Geraldine dans son hamac Coucher de soleil sur l'amazone Coucher de soleil sur l'amazone

On redecouvre les cybercafes bresiliens, et leurs contre-parties peruviens nous manquent deja : prix exhorbitant et impossibilite de mettre des photos aujourd'hui, on essaiera ailleurs demain...



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